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Une histoire de lessive ou de commérages ?


Vous trouvez que faire sa lessive est une tâche ménagère épuisante ?

Imaginez-vous au 12ème siècle quand les machines à laver n’existaient pas.

Voici un petit bon en arrière pour découvrir l'histoire de la lessive.




À cette époque, les lavandières lavaient leur linge une seule fois par an (la découverte olfactive devait être intéressante… ). Lavandières est le mot très poétique pour désigner les femmes qui lavaient le linge à la main.

Heureusement, le temps des lessives se modernise un peu, au 13ème siècle : le linge était lavé deux fois par an !

Les lavandières se retrouvaient au printemps et en automne lors des Grandes buées pendant trois jours. Le premier jour, appelé Purgatoire, était destiné au triage et au trempage du linge dans une cuve en terre cuite appelée cuvier. Le deuxième jour, nommé Enfer, permettait de faire le procédé de coulage en arrosant le cuvier d’eau de plus en plus chaude, pour devenir bouillante. Enfer, car c’était un enfer pour les femmes de porter tout leur linge à bout de bras et de se faire de temps en temps ébouillanter.

Pour ce qui est du troisième jour, le Paradis, le linge refroidi était conduit au lavoir pour y être battu, rincé et essoré. À la fin de cette journée, le linge redevenait pur pour les familles.

À force de passer du temps ensemble, le lavoir est devenu "the place to be" pour les commérages et potins. De très fortes disputes pouvaient alors éclater et de nombreuses histoires dissimulées ressortaient, dont tromperies, ruptures … Un dicton disait "Au lavoir, on lave le linge mais on salit les gens". Maintenant vous savez d’où provient l’expression "laver son linge sale en public" !


Pour finir ce billet d’humeur, nous vous partageons un poème d’Achille Millien :


"C’est ici, du matin au soir,

Que par la langue et le battoir

On lessive toute la ville.

On parle haut, on tape fort,

Le battoir bat, la langue mord !

Pour être une laveuse habile,

Il faut prouver devant témoins

Que le battoir est très agile,

Que la langue ne l’est pas moins."

Achille Millien (1838-1927)

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